Installer OpenClaw pas à pas (Windows, Mac, Linux)

Pour installer OpenClaw, utilisez le script officiel adapté à votre système, terminez l’assistant de configuration, puis vérifiez le Gateway et une première réponse du modèle. Sur Windows, vous pouvez choisir l’installation PowerShell native ou passer par WSL2 ; sur Mac et Linux, le parcours en terminal commence par la même commande. Les commandes et prérequis ci-dessous ont été vérifiés dans la documentation officielle le 24 octobre 2026. Pour savoir si un agent à installer soi-même vous convient face à une offre hébergée, lisez agent IA open source ou propriétaire.
1. Préparer la machine et l’accès au modèle
Prévoyez un terminal, une connexion Internet et un accès utilisable au fournisseur du modèle choisi. Une clé API est un secret d’authentification : ne la collez ni dans une conversation publique ni dans une capture d’écran destinée au support.
Pour Node.js, la page spécialisée exige Node 24.22.1 ou une version ultérieure de la branche 24, ou Node 26.12.1 ou une version ultérieure de la branche 26 ; elle recommande la branche 26. Ces seuils, vérifiés le 24 octobre 2026, sont plus stricts que ceux encore affichés dans certaines pages générales. Retenez donc la documentation Node.js dédiée.
Si Node est déjà installé, vérifiez-le :
node -v
Le script officiel sait installer un runtime lorsque celui-ci manque. Si votre machine possède déjà plusieurs installations de Node, notez la version affichée avant de commencer : cette information aidera à comprendre un éventuel écart entre le terminal et le service.
Choisissez aussi un dossier de travail sans documents sensibles pour vos premiers essais. L’objectif initial est de valider la chaîne complète, pas de brancher immédiatement tous vos comptes. Notre guide de référence OpenClaw couvre ensuite les modèles, les compétences et les messageries.
2. Choisir le parcours correspondant à votre système
Le tableau présente les parcours en terminal détaillés ici. Exécutez uniquement celui qui correspond à votre environnement.
| Critère | Windows natif | Windows avec WSL2 | Mac | Linux |
|---|---|---|---|---|
| Terminal utilisé | PowerShell | PowerShell, puis terminal Linux | Terminal | Terminal |
| Installation OpenClaw | Script PowerShell | Script Linux dans WSL2 | Script shell | Script shell |
| Service géré | Tâche planifiée, avec solution de repli | Service utilisateur systemd | LaunchAgent | Service utilisateur systemd |
| Point à surveiller | Droits de création de tâche | Environnement et démarrage WSL | Session utilisateur | Disponibilité de systemd utilisateur |
La page officielle d’installation décrit ces mécanismes ainsi que les applications de bureau. Sur Windows, elle recommande Windows Hub pour un parcours graphique ; le présent tutoriel développe les commandes afin de rendre les vérifications explicites.
Gardez un seul parcours pour commencer. Installer successivement une application, une CLI native et une seconde CLI dans WSL2 complique le diagnostic : vous risquez de vérifier un environnement alors que le Gateway fonctionne dans un autre.
Notez simplement votre choix : système, terminal utilisé et méthode d’installation. Cette petite fiche sera utile au moment d’une mise à jour ou d’une demande d’aide. Pour situer cet outil parmi les autres familles, consultez notre annuaire des agents IA.
3. Installer OpenClaw sur Mac ou Linux
Ouvrez votre terminal habituel. Copiez la commande officielle :
curl -fsSL https://openclaw.ai/install.sh | bash
Elle télécharge un script et l’exécute sur votre machine. Vérifiez donc le domaine avant de valider et utilisez votre compte utilisateur habituel. Lisez chaque demande supplémentaire plutôt que d’ajouter systématiquement des droits administrateur à toute la procédure.
Laissez le programme terminer son travail. S’il affiche une erreur, conservez le message complet et l’étape concernée avant de relancer quoi que ce soit. Une interruption pendant le téléchargement et un refus de permission ne demandent pas la même correction.
L’installateur lance normalement l’assistant de configuration. S’il est déjà ouvert, poursuivez directement à l’étape de connexion au modèle. Évitez de démarrer un second assistant dans une autre fenêtre pendant que le premier attend votre réponse.
Après l’installation, contrôlez que la commande est disponible :
openclaw --version
L’affichage d’une version valide cette étape uniquement. Il ne prouve ni que le Gateway fonctionne ni que le fournisseur du modèle accepte vos identifiants.
Sur un ordinateur professionnel administré, conservez les règles de sécurité existantes. Si une politique bloque le téléchargement ou l’exécution, identifiez précisément le blocage avant de chercher une autre méthode.
4. Installer OpenClaw sur Windows, en natif ou dans WSL2
Parcours PowerShell natif
Ouvrez PowerShell et exécutez :
iwr -useb https://openclaw.ai/install.ps1 | iex
Cette commande officielle télécharge puis exécute l’installateur. Suivez les indications affichées, puis poursuivez avec l’assistant. N’affaiblissez pas globalement les protections du système pour contourner une erreur dont vous n’avez pas identifié la cause.
Parcours WSL2
La documentation Windows officielle, vérifiée le 24 octobre 2026, présente WSL2 comme le runtime Gateway offrant la meilleure compatibilité avec l’environnement Linux. Si vous retenez ce parcours, commencez dans PowerShell :
wsl --install
Terminez les opérations demandées, puis ouvrez votre distribution Linux. La documentation fournit cette commande pour activer systemd :
sudo tee /etc/wsl.conf >/dev/null <<'EOF'
[boot]
systemd=true
EOF
Attention : elle remplace le contenu du fichier ciblé. Si vous avez déjà personnalisé ce fichier, sauvegardez-le et intégrez le réglage à votre configuration existante.
Revenez dans PowerShell pour arrêter WSL, après avoir enregistré votre travail dans les distributions ouvertes :
wsl --shutdown
Rouvrez ensuite le terminal Linux et installez OpenClaw :
curl -fsSL https://openclaw.ai/install.sh | bash
Pour la suite du parcours WSL2, lancez les commandes OpenClaw dans ce terminal Linux. Ne passez pas alternativement à une installation native Windows.
5. Configurer et vérifier la connexion au modèle
Si l’assistant n’a pas démarré, lancez-le :
openclaw onboard
Selon la documentation de l’assistant CLI, le parcours Quick start détecte les accès disponibles, vous fait choisir une connexion et la vérifie par une génération réelle. Custom setup permet de parcourir davantage de réglages.
Vérifiez le fournisseur et l’accès sélectionnés avant de continuer. Une connexion détectée ne signifie pas nécessairement que c’est celle que vous souhaitez employer, notamment sur un poste partagé ou possédant plusieurs comptes.
La documentation distingue deux résultats : Local setup confirme la préparation locale ; Inference ready indique que la connexion choisie a passé sa vérification. Si vous avez ignoré la connexion au modèle, ne considérez donc pas l’installation comme entièrement opérationnelle.
Pour un premier démarrage, choisissez une configuration simple et reportez les intégrations facultatives. Notez le fournisseur et le modèle retenus, sans recopier vos secrets dans votre carnet de suivi.
Prévoyez enfin un suivi des dépenses auprès du fournisseur. Installer le logiciel et payer les générations sont deux sujets distincts ; le calculateur de prix LLM aide à estimer un budget à partir des tarifs et du volume attendu. Évitez toute longue automatisation avant d’avoir observé le coût d’un essai limité.
6. Installer le service et réussir le premier échange
Dans le parcours Quick start documenté, le Gateway fonctionne d’abord au premier plan, dans le terminal. Pour passer à un fonctionnement en arrière-plan, arrêtez ce processus avec Ctrl+C, puis lancez :
openclaw gateway install
Vérifiez ensuite le service :
openclaw gateway status
Puis ouvrez le tableau de bord :
openclaw dashboard
Ces commandes suivent le guide officiel de démarrage. Vérifiez que le statut indique un fonctionnement effectif et une connexion réussie, puis envoyez une demande courte depuis l’interface.
Un exemple de premier essai : demander une reformulation d’un paragraphe sans information personnelle. Vous contrôlez ainsi la réponse du modèle sans dépendre d’une messagerie, d’un navigateur automatisé ou d’un accès à vos fichiers.
Testez ensuite une nouvelle ouverture du tableau de bord depuis un autre terminal. Le but est de vérifier que vous utilisez bien le service installé, plutôt qu’un processus encore attaché à la première fenêtre.
Pour une action sur des fichiers, préparez ensuite un dossier d’essai avec des copies jetables et une tâche limitée. La distinction entre répondre et agir est détaillée dans Agent IA ou chatbot : quelle différence ?.
7. Vérifier les permissions avant les intégrations
Avant de connecter des comptes ou d’installer des extensions, lancez :
openclaw security audit
La documentation de sécurité officielle présente cet audit comme un contrôle de la configuration. Elle précise aussi que le Gateway constitue une frontière de confiance : il ne sert pas à isoler des utilisateurs mutuellement hostiles partageant le même environnement.
Lisez les résultats avant de modifier les réglages. Pour chaque capacité envisagée, identifiez les ressources accessibles et les actions possibles : lire un dossier, modifier un fichier et envoyer un message n’ont pas les mêmes conséquences.
Appliquez le moindre privilège : autorisez ce qui correspond à votre tâche actuelle. Conservez le Gateway accessible localement pour ce premier parcours, sans ouvrir de port sur votre routeur pour résoudre un problème d’interface.
Procédez ensuite intégration par intégration. Après chaque ajout, refaites une demande simple et contrôlez les permissions accordées. Vous pourrez ainsi attribuer un échec au dernier changement au lieu de diagnostiquer plusieurs connexions simultanément.
Un audit sans alerte ne garantit pas qu’une action proposée par le modèle soit correcte. Le guide pour sécuriser un agent IA complète ces contrôles par la gestion des secrets, l’isolation et la validation humaine.
Problèmes fréquents
La commande OpenClaw est introuvable
Fermez puis rouvrez le terminal et vérifiez que vous êtes dans l’environnement d’installation. Sous WSL2, utilisez bien le terminal Linux. Un problème de PATH peut empêcher le terminal de trouver un programme pourtant installé ; évitez de multiplier les installations avant d’avoir vérifié ce point.
Le tableau de bord s’ouvre, mais aucune réponse n’arrive
Distinguez l’interface, le Gateway et l’accès au modèle. Lancez les diagnostics documentés :
openclaw status
openclaw gateway status
openclaw doctor
openclaw logs --follow
La procédure officielle de dépannage associe ces contrôles aux erreurs d’authentification, aux services arrêtés et aux problèmes de connexion. Lisez l’erreur précise avant de remplacer une clé ou de modifier le réseau.
Le service refuse de démarrer
Un message signalant une adresse déjà utilisée peut indiquer qu’un autre Gateway occupe déjà le port. Vérifiez si le processus lancé au premier plan fonctionne encore. Changer arbitrairement de port peut masquer le doublon.
Le fonctionnement change après une mise à jour
Conservez une sauvegarde vérifiée avant une évolution importante. La documentation de mise à jour distingue les installations CLI des paquets gérés par une application : utilisez le mécanisme correspondant à votre installation.
Pour demander de l’aide, indiquez le système, la méthode retenue et le message d’erreur, après avoir retiré secrets et données privées. Notre article sur les risques de sécurité des agents IA explique les précautions utiles pour les journaux et les accès.
Checklist finale
L’installation est validée lorsque le programme, le service et la connexion au modèle fonctionnent ensemble. Avant de lui confier des données utiles, vérifiez les points suivants :
- Le parcours choisi et l’environnement d’installation sont identifiés.
- Le runtime respecte les prérequis actuels de la documentation spécialisée.
- La commande OpenClaw est disponible dans le bon terminal.
- La connexion au modèle a passé une vérification réelle.
- Le Gateway fonctionne et le tableau de bord reçoit une réponse.
- Les permissions et les résultats de l’audit ont été examinés.
- Les dépenses du fournisseur peuvent être suivies.
- Les premiers essais utilisent des données non sensibles.
Si votre hésitation porte désormais sur le choix du logiciel, consultez le comparatif OpenClaw et Hermes Agent. Gardez cette installation simple jusqu’à avoir validé votre premier usage concret.
Questions fréquentes
Peut-on installer OpenClaw sans savoir programmer ?
Vous pouvez suivre l'installation sans écrire de programme. Il faut toutefois savoir ouvrir un terminal, reconnaître une erreur et comprendre les autorisations demandées avant de connecter des fichiers ou des comptes.
Faut-il laisser son ordinateur allumé pour utiliser OpenClaw ?
Le Gateway doit fonctionner pour traiter vos demandes. Si vous l'hébergez sur votre ordinateur, son arrêt ou sa mise en veille peut interrompre le service ; un hébergement distant relève d'une autre configuration.
Une fenêtre OpenClaw ouverte prouve-t-elle que l'installation fonctionne ?
Non : l'interface peut être accessible alors que la connexion au fournisseur du modèle échoue. Vérifiez aussi qu'une demande simple reçoit une réponse et que le diagnostic ne signale pas d'erreur bloquante.
OpenClaw installé sur mon PC garde-t-il toutes mes données en local ?
L'emplacement du programme ne détermine pas celui du traitement. Si vous choisissez un fournisseur distant, examinez les informations qui lui sont transmises et ses conditions avant de soumettre des documents confidentiels.